Vœux 2024



Le passage d’une année à l’autre est l’occasion de bilans et de résolutions.

Dans le prolongement de ce que nous vivons depuis 2020, l’année 2023 restera marquée par différents évènements qui inquiètent davantage qu’ils ne rassurent.

Au conflit en Ukraine est venu s’additionner la guerre au moyen Orient et des tensions belliqueuses en Asie du sud-est.

La dérive climatique s’est confirmée avec une année sur le podium des plus chaudes. Une année de contrastes entre épisodes de chaleurs répétés et tardifs provoquant des sècheresses et précipitations exceptionnelles provoquant des inondations. Les dérèglements du climat sont bien au rendez-vous des alertes de la communauté scientifique.

Les émeutes de juin ont plongé dans la sidération de nombreux français qui ne comprennent pas que l’on puisse détruire leurs écoles, leurs mairies, leurs centres culturels et sociaux, leurs moyens de transports, tout ce qui tisse notre lien social et dont nous tirons la fierté d’une Nation qui partage et qui protège.

Plus proche du quotidien de chacun d’entre nous, le grand dérèglement du monde nous impacte depuis plusieurs mois avec une inflation qui rend difficile la vie de nombreuses familles.

Par cette énumération négative, je cherche à vous convaincre que s’attarder uniquement sur ce qui ne va pas provoque un réflexe de peur et de crainte de l’avenir. En creux, oublier les succès et les réussites de notre époque est une habitude qui nous menace.

Malheureusement, c’est bien cette boulimie de mauvaises nouvelles qui alimente notre environnement médiatique. Quelles chaines d’informations en continu, quels médias préfèrent se faire l’écho des bonnes nouvelles ? Quels réseaux sociaux préfèrent l’esprit apaisé des réflexions positives aux déferlements de la haine et des fausses informations ?

Se résigner à accepter ces situations, c’est oublier les effets délétères qu’ils produisent, c’est accepter le délitement de ce qui doit nous unir dans une société où le civisme et la civilité sont des valeurs essentielles.

Oublier de regarder le positif, c’est oublier ce qui fonde l’espoir de réussir les défis qui nous font face, c’est risquer de perdre l’énergie nécessaire pour les affronter, c’est s’exposer à sombrer dans un fatalisme dangereux.

Aux propos que je viens de tenir vous pourriez m’objecter qu’il n’existe pas d’autre manière de décrire un monde en proie à la perte de ses valeurs essentielles, celles qui ont construit nos démocraties, notre humanisme, nos découvertes et nos progrès.

Je veux m’opposer avec force à cette vision.

Je veux m’y opposer non pas par l’obstination à défendre un point de vue.

Je veux m’y opposer par la conviction sincère qu’il existe autour de nous des réussites en face desquelles nous sommes devenus sourds et aveugles.

Cette conviction, je l’ai construite à travers les rencontres qui jalonnent mes activités parlementaires, en particulier sur notre territoire, dans la région Angevine et ici dans le Haut-Anjou.

Lors de ces rencontres, je mesure l’engagement des élus du territoire, leur détermination à donner le maximum pour être à votre écoute, pour améliorer l’offre de logement, pour faciliter les mobilités, pour dynamiser le territoire au bénéfice de chacune et chacun d’entre vous.

Lors de ces rencontres, je dialogue avec des associations fières de me présenter leurs activités, fruit de l’engagement de leurs bénévoles. Je perçois combien ces activités sont précieuses et indispensables pour celles et ceux à qui elles s’adressent.

Lors de ces rencontres, je rencontre des chefs d’entreprises résilients, déterminés à réussir et attentifs à leurs salariés. Je remarque que notre territoire est attractif et, alors que certains s’obstinent à parler des entreprises qui ferment, que nous avons la chance d’en accueillir de nouvelles. 

Lors de ces rencontres, vous me faites la démonstration que notre territoire bénéficie de nombreux atouts, au premier rang desquels figurent les hommes et les femmes qui y vivent.

Lors de ces rencontres, j’entends aussi que du travail reste à faire pour améliorer l’accès aux soins ou au logement, pour faciliter le travail des enseignants, pour restaurer l’autorité de l’Etat, pour redonner de la valeur au travail, pour stopper l’inflation, en particulier celle de l’alimentation et des énergies.

Ces améliorations, elles passent par des réformes structurelles et budgétaires.

L’un ne va pas sans l’autre quand les recettes sont inférieures aux dépenses.

Pour réduire cet écart qui creuse notre dette, les arbitrages sont souvent difficiles. Il s’agit de choisir entre des dépenses à réduire et des recettes à accroître. Il s’agit donc de choisir entre des services en moins ou des impôts en plus. Vous mesurez la complexité de trouver un consensus sur le choix à privilégier. C’est pourtant dans cette difficile équation que résident les solutions aux difficultés que vous me signalez.

Je veux prendre ma part à la réalisation de ces réformes en suivant une méthode de travail que je veux vous rappeler.

D’abord, je défends l’idée d’inscrire chaque réflexion dans le temps long : prendre le temps d’écouter est indispensable pour comprendre la complexité des situations.

Dans cette posture, je suis attaché à l’évaluation des lois. Mieux légiférer, c’est moins légiférer et davantage évaluer les lois en vigueur, pour les faire vivre. Evaluer, c’est identifier et tenir compte des effets d’une loi, qu’ils soient positifs ou négatifs, directs ou indirects, attendus ou inattendus.

Ensuite, je ne dévierai pas dans ma vision de la nécessité de débats apaisés, construits autour de contradictions argumentées et du respect de l’interlocuteur, à l’opposé du tumulte qui caractérise malheureusement les débats actuels à l’Assemblée nationale. Je ne trouve aucune vertu à ce tumulte porté par des comportements excessifs que vous dénoncez comme moi. Ils sont en contradiction avec l’exemplarité dont chaque député doit faire preuve.

Je poursuivrai aussi ma conviction à porter des idées reposant sur des éléments factuels, sur les faits scientifiques, en opposition avec celles et ceux qui manient les fake news pour entretenir les peurs et en espérer des gains électoraux.

Enfin, je ne renoncerai pas à défendre la circonscription, comme je l’ai fait récemment en détournant de son parcours initial un tour de France de la biodiversité qui aurait limité ses étapes aux plus grandes villes de France. Merci à Geneviève COQUEREAU de m’avoir suivi dans cette idée. Ce tour de France de la biodiversité fera donc étape à Segré, ici même, en avril prochain.

Par ces propos je voulais vous dire qu’il n’y a pas d’impasses dans lesquelles nous serions définitivement enfermés.

Nous sommes collectivement responsables de la construction de notre avenir et du futur de nos enfants.

Vous pouvez compter sur moi pour être force d’optimisme, valoriser ce qui doit l’être comme des réussites servant de modèles, travailler efficacement pour améliorer votre quotidien et celui de vos enfants.

Pour terminer, je veux vous adresser, avec sincérité, mes vœux pour 2024.

A vous tous, élus, enseignants, écoliers et étudiants, personnels soignants, gendarmes, pompiers, policiers, agriculteurs, chefs d’entreprises, salariés, commerçants, artisans, responsables et bénévoles associatifs, acteurs de la vie culturelle, retraités, et tous les autres, je souhaite une excellente année.

Je souhaite à nos enfants de continuer à rire et à sourire, de s’épanouir chaque jour dans la joie de vivre et d’apprendre.

Je souhaite à nos aînés la fierté et la sérénité d’une vie de travail accomplie. Je leur souhaite aussi la bienveillance et le réconfort que nous leur devons.

Je souhaite à chacun d’entre vous vous d’entreprendre et de réussir vos projets.

Je vous souhaite l’enrichissement des rencontres, des moments de partage et d’entraide.

Je vous souhaite le bonheur auprès de vos proches.

Très belle année 2024 à vous toutes et à vous tous !

Article publié le 13 janvier 2024