Jeunesse en danger


Il faut mettre un terme à la banalisation d’un danger pour nos jeunes.

En effet, malgré la loi de 2021, la consommation « récréative » de protoxyde d’azote chez les jeunes connaît une hausse inquiétante.

La récente découverte de bombonnes dans le coffre d’un véhicule lors d’un contrôle de police à Avrillé témoigne de l’organisation de circuits illégaux ; entraînant des risques sanitaires graves (atteintes neurologiques parfois irréversibles, conséquences cardiovasculaires et hématologiques, risque reprotoxique) et d’accidents mortels en cas de conduite après inhalation.

J’ai interrogé le Gouvernement et le Ministre Jean-Pierre Farandou sur la stratégie pour renforcer la prévention et l’information, notamment auprès des jeunes publics.

Monsieur le Ministre,
Ma question porte sur l’augmentation inquiétante de la consommation de protoxyde d’azote lorsque son usage est détourné à des fins récréatives.
Les chiffres sont alarmants !
Selon Santé publique France, 14 % des jeunes âgés de 18 à 24 ans déclarent en avoir déjà consommé, et 3 % en feraient un usage régulier.
Le protoxyde d’azote est désormais la 3ème substance la plus consommée par les jeunes, derrière l’alcool et le tabac.
L’âge moyen des consommateurs s’établit aujourd’hui à 22 ans et continue de baisser, exposant des publics toujours plus jeunes à des risques sanitaires graves, désormais bien connus et largement documentés.
En 2021, une loi a interdit la vente de protoxyde d’azote aux mineurs et restreint les quantités pouvant être vendues.
Force est de constater que cette loi n’a pas réussi à endiguer le phénomène : les circuits de distribution se sont déplacés et ont favorisé l’émergence d’un véritable marché noir.
Ainsi, fin janvier, à Avrillé en Maine-et-Loire, un contrôle de police a permis de découvrir dans le coffre d’un véhicule plusieurs bonbonnes de protoxyde d’azote probablement destinées à la revente.
Cet exemple illustre concrètement que cette substance est devenue un produit de revente illicite comme un autre, générant à la fois des risques sanitaires majeurs et des problèmes importants de gestion des déchets, que les maires peinent aujourd’hui à traiter.
Je salue les différentes propositions de loi de mes collègues visant à interdire la vente de protoxyde d’azote aux particuliers. Toutefois, la réponse ne peut être uniquement répressive : les circuits illégaux s’adapteront toujours s’il existe une demande.
Il est donc indispensable d’agir en amont, par l’information et la prévention, pour dissuader les usagers et les convaincre des dangers réels de cette substance.
Quelle est aujourd’hui la stratégie du ministère de la Santé pour renforcer la prévention et l’information de la population, en particulier des plus jeunes, face aux dangers du protoxyde d’azote ?

Lien vers la vidéo de la question

Retrouver ici des ressources sur le protoxyde d’azote, ses dangers et les moyens de prévenir sa consommation.

Article publié le 17 février 2026