Quand ce qui devait être le bonheur d’une vie bascule dans un cauchemar, laissant des familles blessées à jamais.
La mortalité périnatale reste un angle mort de notre politique de santé. Chaque année en France, plus de 2 800 enfants décèdent avant leur premier anniversaire. 74 % des décès maternels après la naissance sont liés au suicide, révélant une détresse psychique de jeunes mamans insuffisamment accompagnées.
Face à cette situation, j’ai interpellé le Gouvernement et la ministre de la santé, Stéphanie Rist, sur la stratégie nationale pour lutter contre la mortalité périnatale.
Madame la Ministre,
Des évènements du quotidien, attendus comme des moments de bonheur peuvent soudain se transformer en drames et laisser des familles durablement meurtries. C’est le cas de la mortalité périnatale au moment de la naissance et au cours des premiers mois de vie.
Selon un rapport de la Cour des comptes publié en 2024, les indicateurs de santé périnatale mettent en évidence une performance médiocre de la France en comparaison avec nos voisins européens.
Chaque année, plus de 2 800 enfants nés en vie décèdent avant leur premier anniversaire. En matière de mortalité maternelle, la France se situe tout juste dans la moyenne européenne.
Les causes de ces drames humains sont connues. Il s’agit d’abord de facteurs de risques en progression : surpoids maternel, pratiques addictives et consommations à risque des femmes enceintes, grossesses plus tardives. Sans oublier le manque d’accompagnement des mères après la naissance, notamment dans leur gestion des dépressions post natale.
Ces risques sont fortement aggravés pour les femmes issues de milieux précaires ; et d’autant plus quand la qualité des soins peut être insuffisante, la prévention défaillante et l’accompagnement parental limité en raison d’inégalités territoriales.
L’accompagnement des mères après la naissance est un autre facteur déterminant. Selon les données disponibles, près de 74 % des décès maternels post-partum seraient liés au suicide. La Stratégie des 1 000 premiers jours avait identifié cet enjeu majeur et prévoyait une meilleure prise en charge des situations de détresse psychique des parents, en particulier des jeunes mères.
Madame la Ministre, face à de tels constats de drames familiaux, le Gouvernement entend il mettre en place une stratégie nationale dédiée à la lutte contre la mortalité périnatale, dotée de moyens lui permettant d’atteindre rapidement ses objectifs ?
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Article publié le 3 février 2026