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“J’espère que les sinistrés seront indemnisés à la valeur de leur perte”

Article provenant du média Horizon Radio (Pas-de-Calais) du 25 juin 2018

1 mois après les inondations qui ont touché les communes du Ternois et de l’Artois, les députés sont venus constater les dégâts.

Les sinistrés du Ternois et de l’Artois constatent chaque jour les dégâts provoqués par les inondations du mois de mai. Au béguinage à Villers-Brûlin, les habitations restent inhabitées. Le spectacle est désolant : canapés abimés, mobiliers détruits, détritus, réfrigérateurs démontés…une demeure menace même de s’effondrer. Les riverains de ce quartier ont été relogés ou louent une maison en attendant la fin des travaux. 2 députés sont venus se rendre compte des dégâts pour envisager des pistes de réflexion. Accompagnés des maires des communes concernées par le sinistre, les élus ont surtout cherché à comprendre ce phénomène afin de mieux l’appréhender à l’avenir. « Au niveau du calendrier, nos cultures sont en retard et les orages, en avance. Ça on ne l’avait pas prévu », constate Bruno Duvergé, député du Pas-de-Calais.

Le début d’une solution a été envisagé par Philippe Bolo, président du groupe de travail sur les inondations à l’Assemblée nationale. « Il faut faciliter la maitrise d’ouvrage de la gestion des inondations sur ce territoire. Des choses ont été faites sur des bases scientifiques correspondant à des intensités différentes des intempéries du mois de mai. Nous avons eu des orages ponctuels, les politiques mises en place ne correspondaient pas à ce phénomène météorologique. »

Des communes reconnues en état de catastrophe naturelle ?

Après la visite des députés, le maire de Villers-Brûlin espère que des mesures seront vite mises en œuvre même s’il reste lucide sur la suite des opérations. « Nous n’empêcherons jamais ces orages exceptionnels de frapper à nouveau notre commune mais il faut minimiser les conséquences. » Louis Lambert réclame que la commune soit reconnue en état de catastrophe naturelle. Une nouvelle attendue également par les sinistrés. « Beaucoup de personnes se demandent où en est le dossier d’indemnisation », résume Quentin, l’un des habitants qui avait lancé un appel aux dons pour aider les sinistrés. « Si la commune est reconnue en état de catastrophe naturelle, j’espère que tous les sinistrés seront indemnisés à la valeur de leur perte. En tant que propriétaire, nous avons beaucoup perdu : les dégâts matériels sont nombreux, il y aura des travaux à réaliser. On attend le verdict des assurances. »

57 communes du Pas-de-Calais attendent la réponse pour l’état de catastrophe naturelle après les inondations du mois de mai. Parmi elles : Mondicourt, Achiet-le-Grand ou encore Aubigny en Artois. La décision sera rendue prochainement selon la préfecture.