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Cinq retraités mis à l’honneur au verger

Article provenant du média Haut Anjou du 4 octobre 2017

Cinq retraités mis à l’honneur au verger

Vendredi 13 octobre, les Vergers-d’Anjou ont fêté le départ en retraite de cinq de leurs fidèles employés. Christiane Lambert, présidente de la Fnsea, Philippe Bolo député de la circonscription, Patricia Maussion conseillère régionale, Vincent Gillier maire de Bouillé-Ménard et Jacques Robert, maire de Loiré, sont venus saluer ces départs et prendre la température dans une entreprise créée il y à 60 ans.

François Richard le directeur de production d’Innatis (ex- PomAnjou) a rappelé ce qu’a été la carrière de chacun des futurs retraités.
Des carrières entièrement, ou presque, accomplies dans les vergers de la SCEA de La Chaussée. Le directeur a souligné «la longévité de ces employés au sein d’une même entreprise. Alors qu’aujourd’hui, on entend plus souvent parler de turn-over, de démissions. Une relation étroite entre l’entreprise et ses employés empreinte de loyauté». Qui dure. Éric Saget, 30 ans dans la maison; Jean-Michel Éluard, 32 ans; Gilles Riochet, 36 ans et Josette Simon, 37 ans, ont été mis à l’honneur et ont reçu des cadeaux et une médaille. Une manifestation très sympathique au cours de laquelle Mme Auvray a aussi remis une médaille spécifique. Gérard Gohier, 44 années passées au service de la maison Auvray, est le fidèle parmi les fidèles. Une seconde médaille pour celui qui né en 1957 est entré à l’âge de 16 ans chez M. Auvray. Il intègre la SCEA de la Ricaudaie aux cotés de Raymond Cottier son chef de culture. Il va évoluer ensuite vers une autre exploitation, celle de la Deniolaye Peroussay, avec Joseph Gautier. Depuis 1995, il s’occupait de l’entretien de la propriété de Roche-d’Iré. Et deviendra chef d’équipe jusqu’à la fin de son activité. La taille des arbres fruitiers, l’éclaircissage, la cueillette…C’est son affaire. « Son calme et son humeur égale sont soulignés. » Il a reçu la médaille grand Or des mains de Madame Delagarde.

Le métier a évolué

Une manifestation qui a été l’occasion de revenir sur la société arboricole. Créée par la famille Auvray il y a 60 ans, la société va donner naissance à Pom’Anjou avec la collaboration des familles Lacharlotte et de Puineuf. Rebaptisé “Innatis” elle va devenir depuis 2016 un des leaders privés français dans la production et le négoce de pommes et de poires. Elle a compté jusqu’à 120 hectares de vergers sur Loiré. Aujourd’hui il en reste 40 ha. Elle emploie 25 à 30 équivalents temps plein, dont trois permanents et une chef de culture. «Une phase développement est envisagée à court terme, avec deux axes majeurs; innovation variétale, plus vertueuse et plus rémunératrice pour répondre à des enjeux sociaux et environnementaux, l’introduction de la mécanisation pour réduire les coûts de production», explique le directeur. Ce dernier souligne la difficulté de la récolte qui s’achève, à cause des gels printaniers. «Gels qui n’ont pas touchés tous les arboriculteurs au même degré. » Avec des perspectives commerciales différentes. Il a rappeler «le manque de main-d’œuvre locale». Et l’obligation de recruter de la main-d’œuvre étrangère. «Il nous fallut 100 cueilleurs cette année.» Une manière d’attirer l’attention des élus. Un appel à «redonner de l’attractivité au travail de la cueillette. Et le souhait de voir se déverrouiller les freins administratifs, les dossiers d’investissement appuyés, et les procédures d’indemnisation des calamités agricoles accélérées ».