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Opération sac de blé : une action de solidarité qui permet d’alerter sur l’emprise foncière

Article provenant du média Haut Anjou du 28 juillet 2017

Cette année encore, ce sont environ 2 500 euros que les Jeunes agriculteurs (JA) vont reverser à deux associations dans le cadre de l’opération sac de blé. Débutée en 2011 en Vendée, cette opération s’est propagée dans plusieurs départements de France dont celui de Maine-et-Loire. Le principe est simple. Chaque année, en partenariat avec des collectivités locales, les membres des Jeunes agriculteurs sèment du blé sur une parcelle appartenant à une commune, un département ou à la Région. Ces parcelles sont réservées à de futurs aménagements mais restent inusitées pendant plusieurs années. Cinq parcelles dans tout le département ont été ensemencées cette année, cela représente environ huit hectares. Le blé collecté est ensuite revendu à une coopérative et l’argent collecté part principalement dans les caisses de l’association Saint-Gabriel Solidarité qui oeuvre en direction de Madagascar. « Les principales réalisations de ces 20 années sont fort diversifiées : construction de locaux scolaires, aménagement de terrains de sport, équipement de laboratoires, de centres de documentation, etc. L’association
a également pris en charge des frais de scolarité de milliers d’élèves », cite Robert Bauvineau, le président de l’association.
Cette action a aussi pour intérêt d’alerter sur l’emprise foncière. Un phénomène qui ne cesse de s’amplifier. En France, l’agriculture perd l’équivalent d’un département tous les sept ans, soit 82 000 ha/an, selon les JA. « Même si depuis plusieurs années, on constate une prise de conscience et une amélioration de la part des élus locaux, l’emprise foncière sur les terres des agriculteurs est bien présente », se désole Sylvain Piet, le président des JA 49. « Quand un hectare de parcelle est avalé, c’est toute une économie qui s’en va avec », insiste-t-il.
De nombreuses parcelles non commercialisées pourraient être utilisées par les agriculteurs, « ne serait-ce que pour faire de l’herbe ». De plus, d’un point de vue esthétique, le travail de ces parcelles en friche permet de rendre le lieu plus propre.
Enfin, l’opération permet aussi de créer un moment de convivialité entre agriculteurs et de fédérer tout le monde autour d’une thématique commune.